Remy le sabotier

Extraits de « Le Vivarais Lignon Cantons de Saint-Agrève et Tence » Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France Régions Rhône-Alpes et Auvergne. Sivom Vivarais Lignon Année 2000

Pages 74, 75
« Après avoir été apprenti sabotier chez son oncle, Remy Russier monte son propre atelier en 1943. Dès cette date il achète de nombreuses machines-outils qui lui serviront pendant cinquante-trois ans.

Elles fonctionnent, dès l’origine, à l’électricité, le bourg du Mazet disposant de cette énergie dès 1935. Rémy Russier poursuit son activité à plein temps jusqu’en 1952, époque à laquelle la concurrence des sabots en caoutchouc l’oblige à reprendre une activité agricole. Il mène la double profession jusqu’à sa retraite en 1976, mais ce n’est qu’en 1996 qu’il cesse définitivement la confection des sabots.

A cette date, il vend ses machines et ses outils à la commune du Mazet-Saint-Voy, qui reconstitue son atelier dans un bâtiment communal à des fins touristiques….

Le bois utilisé pour la fabrication du sabot est l’érable sycomore, éventuellement le pin, répandu sur le plateau. La première opération consiste à équarrir un morceau de bois en un parallélépipède et en abattre les angles…..Le bloc de bois est ensuite positionné sur une première machine à reproduire permettant de façonner l’extérieur du sabot, parallèlement est mis en place le modèle à reproduire correspondant à la pointure souhaitée……Le futur sabot passe sur une seconde machine-outil, « la creuseuse ». Elle permet d’évider l’intérieur de la chaussure en suivant également un modèle……

Puis viennent les finitions du sabot, cette partie du travail est purement manuelle. Le sabotier affine d’abord l’extérieur de la chaussure avec le « paroir»



Pour l’intérieur il travaille toujours les deux éléments d’une paire en même temps avec « la tarière »,



Puis «la cuillère »



Crédit Photos Alain DEBARD